le forage :
Le
forage proprement dit, doit être réalisé par
une entreprise spécialisée, car il demande des connaissances
en géologie, en hydrogéologie, en techniques de
forage, et l’utilisation du matériel nécessite
une formation particulière.
Les avantages du forage, en comparaison au «
battage » décrit dans
une autre rubrique, sont simple : longévité
de l’ouvrage souvent accrue, rapidité de réalisation,
optimisation des rendements facilitée, mais surtout, capacité
à descendre dans des terrains bien plus profonds.
Le principe couramment employé est simple
: un outil, monté au bout d’une ligne de tiges
est animé par un mouvement de rotation de vitesse
variable et d’un mouvement de translation verticale.
Les outils utilisés doivent être choisis en fonction
des terrains à traverser, et des capacités de la
foreuse. Il peut s'agir d'un marteau fond de trou (avec taillant
à lames ou à billes), d'un tricône, ou d'un
fishtail (tri lames), ...etc. Un fluide (air ou boue) est employé
pour remonter (extraire) les sédiments (cuttings)
sans « brusquer » les terrains environnants.
Il est conseillé de connaître la zone aquifère,
l’ensemble des terrains traversés, et effectuer des
premiers essais sur la nappe (air lift), afin de mieux
adapter la crépine, le massif filtrant et la pompe d’extraction
d’eau.
Les crépines et tubes mis en place sont souvent
(dans ces profondeurs) en PVC, afin de limiter les coûts,
mais peuvent être en acier fortement galvanisé ou
inoxydable.
Un massif filtrant adapté doit
être installé entre la crépine et la couche
aquifère, afin d’éviter tout colmatage du
forage et retenir les particules pouvant venir gêner l’exploitation
du forage.
Par
la suite, nous devons placer une pompe (immergée au dessous
de -10m) permettant l’extraction de l’eau et sa distribution.
Celle-ci doit être adaptée aux capacités de
la nappe phréatique, et installé extérieurement
aux crépines, en dehors du cône de rabattement.
Il est fortement conseiller de s’appuyer sur les connaissances
et l’expérience de techniciens spécialisés.