le
fonçage de pieux :
L’opération
commence généralement par un avant-trou exécuté
manuellement, aussi profondément que possible.
Le
matériel tubulaire se compose de :
- Une crépine à pointe,
- Des éléments de tubes filetés mâles/mâles,
(généralement série gaz 33x42 ou 50x60 mm
de longueur 1,5-2ml)
- Des raccords de jonction (femelle/femelle)
- Des chapeaux de battage.
La
crépine à pointe est un des éléments
les plus important. Il en existe différentes
sortes. Certaines sont constituées par un tube perforé
ou lanterné, souvent recouvert par un tamis en toile métallique,
elle-même protégée par une chemise en bronze
également perforée ou lanternée. On reproche
à ce mode de construction son faible coefficient d’ouverture
et des risques important de colmatage.
Les meilleures crépines sont de type « à fente
continue », type JONHSON, ou similaire. Pour une même
longueur, la section de passage de l’eau est nettement plus
importante. Très robustes, elles peuvent être retirées
et réutilisées plusieurs fois ; en outre, elles
résistent parfaitement au colmatage. Les crépines
à pointe courantes ont une longueur totale de 1m, dont
70cm de crépine et 10cm de pointe, pour diamètre
extérieur, 60 mm (2’’1/3). L’acier les
constituant est un acier inoxydable ou fortement galvanisé.
Il existe des rallonges équivalentes permettant d’augmenter
la hauteur de captage.
Les tubes et raccords doivent être de même diamètre
que la crépine et dans des matériaux aussi résistant,
et de petites longueurs unitaires, afin de faciliter leurs mises
en place.
Les joints de tubes doivent être particulièrement
soigné pour résister aux chocs. Ils doivent être
parfaitement étanche à l’air. Tous les filetages
sont énergiquement bloqués après nettoyage
et graissage soigné des filetages.
Mode
opératoire, celui-ci est relativement simple,
et souvent exécuté soi-même, avec tout de
même les conseils de professionnels :
On présente dans l’avant-trou la crépine à
pointe munie au sommet de la tête de battage qui prolonge
le filetage. L’enfoncement s’effectue souvent à
l’aide d’un marteau « hors trou » hydraulique
ou pneumatique, mais peut être réalisé manuellement
en frappant à la masse sur la tête de battage
– Attention, il est recommandé de frapper
DROIT, les coups obliques endommagent tous les éléments
du forage – Le « mouton » permet
de résoudre ce problème. Une masse lâchée
verticalement au dessus des éléments tubulaires
grâce à une poulie suspendue à une chèvre.
Dans les formations tendres, l’enfoncement est de l’ordre
de 5 à 7 cm par coups, dans les sables ou argiles compactes,
l’avancement est souvent amélioré en introduisant
de l’eau dans le tube ou autour de lui. En présence
d’argile très « serrée », la pénétration
est faible (4 à 5 mm par coups).
Il est important de surveiller le comportement de la colonne pendant
le battage. La verticalité constante doit être respectée.
L’interprétation de certains détails tels
que l’avancement à chaque coups,
la frappe franche ou le rebondissement du mouton,
le son du coup et la résistance du tube
à la rotation, permet au sondeur expérimenté
de déterminer, souvent avec précision, la nature
du terrain traversé par la pointe.
La pénétration de la pointe dans une formation aquifère
est généralement indiquée par un accroissement
brusque de l’avancement, jusqu'à 15 cm par coups.
Lorsqu’on suppose que la pointe se trouve dans la zone aquifère,
on arrête le battage afin de mesurer la cote du niveau statique
de l’eau. Si ce niveau se trouve au dessus du sommet de
la crépine, on peut procéder aux essais de la nappe,
ceux-ci devront être réalisés par une entreprise
spécialisée afin d’extraire l’ensemble
des éléments exploitables.
Ce
mode d'exécution est très bien adapté pour
des profondeurs n'excédant pas 10 m. Et réalisé
dans des terrains dits "auto développant", tels
que les zones alluvionnaires bordant les rivières et les
fleuves.
Par la suite, il suffit d'installer une pompe de surface, permettant
d'extraire l'eau de votre forage.
Malgré le fait que certaines opérations peuvent
être réalisée par de « bons bricoleurs
», il ne faut pas oublier que c’est un métier
à part entière, que ce sont des investissements
plus ou moins importants qui ne doivent pas être pris à
la légère. La présence de techniciens spécialisés
est recommandée.